Étude : démographie des développeurs à travers le monde

A quoi ressemblerait le métier de développeurs s’ils n’étaient que 100 à travers le monde ? C’est la question que c’est posé Vision Mobile, une entreprise spécialisée en audit et stratégie d’entreprise, pour leur enquête annuelle Developer Economics (30 000 participants). Panorama de la communauté des développeurs.

 

En dépit des efforts fournis par l’industrie du développement de logiciels pour devenir paritaire, la programmation reste majoritairement un monde d’hommes, à hauteur de 94%, contre 6% de femmes seulement.

Avec 34% de développeurs en Asie, le continent est en train de devenir un foyer d’innovation et de développement, à la fois grâce à l’externalisation de l’Ouest et à l’évolution des marchés locaux. Pourtant quatre fois plus petit, l’Europe talonne de près l’Asie, avec 30% de développeurs. Les Etats-Unis ne sont qu’à la 3ème place, dû justement à l’externalisation des compétences vers l’Asie, avec 25% de développeurs.

Java a été conçu pour être le langage qui pourrait tout faire, et se retrouve maintenant être utilisé partout. 21% des développeurs utilisent Java, 16% codent sur C#, 12% en HTML, 11% en javascript, et 11% sur C/C++. Près d’un tiers des développeurs interrogés utilisent un autre langage de programmation.

La majorité des développeurs sont des professionnels, 77% d’entre eux, mais 23% créent des logiciels juste pour le plaisir.

Les outils et les langages fonctionnant désormais sur tous les environnements (mobile, Internet des objets, desktop, cloud), il est donc logique que les développeurs en connaissent plusieurs : 36% d’entre eux en connaissent deux, 23% trois environnements, et 7% sur tous les environnements précédemment cités.

Les développeurs ont en moyenne entre 1 et 6 ans d’expérience (43% d’entre eux), 40% ont plus de 6 ans d’expérience.

Enfin, les développeurs aiment avoir de nouvelles cordes à leur arc et améliorer leurs compétences, si un employeur n’est pas prêt à les payer pour cela, ils se formeront sur leur temps libre.

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Agenda : PyCon-FR, le rassemblement de la communauté Python à Rennes, 13-16 octobre 2016

Organisé depuis 10 ans par l’AFPy, PyCon-FR, le rassemblement annuel de la communauté Python francophone se tiendra cette année à Rennes. Du 13 au 16 octobre développeurs, chercheurs, étudiants et amateurs se réuniront autour d’une même passion pour le langage de programmation Python.

 

La capitale de la Bretagne accueillera du 13 au 16 octobre la communauté Python francophone. Depuis 10 ans, l’Association Francophone Pyton organise des conférences gratuites afin de regrouper tous les passionnés du langage en un même lieu.

L’événement se déroulera en deux temps : deux jours de sprints les 13 et 14 octobre, et deux jours de conférences les 15 et 16 octobre.

Les « sprints »

Les deux premiers jours sont réservés à des ateliers où développeurs et développeuses de différents projets open-source se rejoignent pour coder ensemble. Toute personne est la bienvenue pour contribuer au développement de son projet favori !

Les conférences

Les deux derniers jours, les participants assisteront à des présentations sur des sujets variés, autour du langage Python, : ses usages, bonnes pratiques, retours d’expériences et partages d’idées.
Vous souhaitez proposer un sujet ? L’appel à orateurs est ouvert jusqu’au dimanche 31 juillet.

 

PyCon-fr 2016 aura lieu à Rennes du 13 au 16 octobre dans les locaux de Télécom Bretagne.
2016.pycon.fr
@pyconfr

Ritchie : un nouveau langage de programmation entre C et Python

Une équipe de développeurs a mis au point un nouveau langage de programmation appelé “Ritchie”. Open-source, ce langage se veut aussi efficace que C et concis que Python. Découvrez les principes et caractéristiques de ce nouveau langage de programmation.

 

Depuis un an, des développeurs travaillent sur un nouveau langage de développement basé sur l’open-source et dérivé du langage de programmation C. Baptisé Ritchie, le nom a été choisi en hommage à Dennis Ritchie, l’un des créateurs du langage C, aux côtés de Ken Thompson, puis de Brian Kernighan.

Avec Ritchie, l’équipe de développeurs a souhaité « offrir un langage capable de combiner la concision de Python et l’efficacité du langage C, mais aussi d’autres caractéristiques propres aux langages de haut niveau. » rapporte nos confrères de Développez, d’après un article paru sur Github.

D’après ce dernier article, « Ritchie est un langage expressif et efficace pour l’écosystème C. Il utilise des bibliothèques C nativement et génère un code C facile à comprendre ». Le tout avec la facilité du langage et le principe des indentations de Python.

Ritchie a été crée pour répondre à 5 principes :

  • faciliter la programmation, en s’inspirant de Python
  • offrir une rapidité similaire à celle de C
  • offrir un langage de type sécurisé comme Scala
  • offrir la possibilité d’écrire du code C
  • Ritchie n’a pas de mots réservés, tout peut être redéfini.

En effet, selon le comparatif ci-dessous (benchmark Prime Counting), Ritchie est plus concis que Python, et presque aussi rapide que C, même si la question de la performance est toujours sujette à caution.

Ritchie

Une des originalités de ce langage est qu’il n’a pas de mots réservés, ou mots-clés. Ritchie adopte une construction linguistique anglaise : sujet – verbe – complément. Des mots clés tels que if, while ou for sont en fait des verbes, qui pourraient tous être redéfinis.

Les caractéristiques
  • Utilisation de l’inférence de type,
  • Sensibilité aux espaces,
  • Utilisation de l’inférence de type :
    si l’on considère l’identificateur point et le type Point, la déclaration Java passe-partout  Point point = new Point (x, y) devient en langage Ritchie point = Point x, y.
  • Pas de mots réservés, ou mots clés :
    Ritchie utilise par contre des symboles avec des significations prédéfinies, mais tous ces symboles pourraient être redéfinis. Par exemple, pour définir une classe dans Ritchie, vous pourrez taper SomeClass :: SomeBaseClass. Le :: est tout simplement un verbe qui veut dire « devenir une sous-classe de ».
  • Construction linguistique anglaise sujet – verbe – complément.
    Des mots clés tels que if, while ou for sont en fait des verbes, qui pourraient tous être redéfinis. Par exemple, pour l’expression hello = “Hello”, l’analyse donne hello comme sujet, = comme verbe et “Hello” comme objet.
  • Les verbes en Ritchie sont les constructions appelées fonctions, méthodes ou sous-routines avec les autres langage.

À noter que le langage est toujours en phase de développement et de nombreuses fonctionnalités n’ont pas encore été pleinement implémentées.

 

Source

10 langages de programmation que vous devriez apprendre

PhP, R, Python, Java, C++, Ruby … Difficile de s’y retrouver parmi tous ces langages, surtout lorsque l’on débute et que l’on cherche à maîtriser une technologie. L’excellent Whoishostingthis vous aide à faire votre choix en décryptant les caractéristiques de chaque langage ainsi que les salaires envisagés dans une infographie.

 

Apprendre un langage n’est pas seulement nécessaire si vous cherchez à démarrer une carrière lucrative dans l’IT, il s’agit surtout d’une qualification extrêmement utile qui vous aidera à développer vos connaissances en informatique et vos compétences de manière générale, notamment si vous êtes à la recherche d’un emploi.
Les employeurs sont à la recherche de candidats qui maîtrisent parfaitement les logiciels, ont des connaissances techniques, mais aussi une capacité à traiter l’information et analyser les données.

Comprendre comment fonctionne la programmation vous permettra de mieux appréhender la pensée informatique, sa logique et la résolution des problèmes. Même si vous ne vous destinez pas à une carrière de développeur, cette compétence pourra être appliquée dans tous les domaines.

Il est assez facile aujourd’hui de se former à la programmation grâce à toutes les ressources en ligne disponibles, mais la mise en route peut s’avérer difficile si vous ne savez pas par quel bout commencer.

Et effectivement, le choix est loin d’être facile : il existe des milliers de langages de programmation informatique, et des dizaines se créent chaque année.
Même si vous affinez votre sélection en choisissant les langages les plus populaires, il vous en restera encore un sacré paquet dans votre liste !

Compliqué donc de choisir un langage alors que vous n’êtes qu’à l’aube d’une carrière de développeur ! L’infographie ci-dessous vous permettra de connaître les rudiments de chaque langage : ses caractéristiques, avantages et inconvénients, salaires envisagés, les villes où vous pourriez faire carrière, et les grosses entreprises qui recrutent.

Enfin si vous avez une idée claire sur les raisons qui vous poussent à apprendre la programmation et que vous avez un projet précis, vous serez alors en mesure de faire le bon choix en comparant les options ci-dessous.

 

What-Code-Should-You-Learn

Programmation : Quel est le meilleur langage pour débuter ?

Developpez.com a tenté de répondre à la sempiternelle question des apprentis développeurs : Quel est le meilleur langage pour débuter la programmation ? Le site a organisé un petit sondage pour se forger sa propre opinion. Accompagnés du top 20 des langages plébiscités par les développeurs ainsi que des conseils de développeurs, étudions les résultats !

 

L’équipe de Developpez.com a récemment posé la question sur son site sous forme de sondage : « Quel est le meilleur langage pour débuter la programmation ? »
Le problème de cette question est que les résultats peuvent être orientés par les développeurs les plus expérimentés qui prônent leur langage de programmation préféré, et pour lesquels ils sont souvent très actifs dans leurs communautés.

Le sondage s’est donc porté sur les langages les plus utilisés parmi les 1500 existants répertoriés par Wikipedia. Parmi la communauté Développez.com, les premiers langages se sont majoritairement portés sur : C (35%), Python et C++ en seconde position à égalité (16%), puis vient Java (13%) et Ruby (6%). C#, Ocaml, HTML/CSS, PHP, et Matlab représentent moins de 12% de la totalité des résultats.

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Des résultats à nuancer tout de même, puisque lors de la rédaction de leur article, le nombre de participants au sondage n’était que 257 personnes.

 

Les  20 langages informatiques les plus utilisés dans le monde en 2014

L’IEEE Spectrum, une organisation de la standardisation, publie chaque année une étude détaillée pour classer les langages de programmation. Cette étude utilise dix sources pour classer la popularité de ces langages :

  • résultats de recherche dans Google
  • données de Google Trends
  • tweets envoyés sur Twitter
  • dépôts GitHub
  • des questions sur StackOverflow
  • messages Reddit
  • Hacker News messages
  • demande d’emploi sur le site de l’emploi Career Builder
  • demande d’emploi sur le site de l’emploi Dice
  • IEEE Xplore articles de revues

En tête de classement on retrouve quasiment les mêmes langages que l’étude de Développez.com :

IEEERankingSpectrum

 

Est ce qu’un langage populaire en fait forcément le langage le  plus facile à apprendre ?

Developpez.com tente de vous apporter quelques points d’éclaircissement : “Certains des développeurs questionnés nous répondent que le meilleur langage pour l’apprentissage de la programmation est le C ; il est basique, simple et bas niveau, ce qui permettra à l’apprenant de comprendre réellement comment la machine fonctionne en interne.”

D’autres développeurs ont une préférence pour Python et Ruby car ils sont facile d’utilisation,  possèdent une syntaxe intuitive et sont orientés objet, ce qui permet de maîtriser ce concept assez tôt en phase d’apprentissage.

D’autres encore préconisent OCaml et SML : «  même s’ils ne pas beaucoup utilisés dans le développement professionnel, ils permettent tout de même d’apprendre l’importance des types de données et comment la machine les gère. »

Nombreux développeurs vous conseilleront PHP, qui reprend grandement la syntaxe du C++, mais en moins stricte.

 

Étudiez l’offre et la demande

Dernier conseil pour aider les apprentis à choisir leur premier langage de programmation et pouvoir être opérationnel en arrivant sur le marché : regardez les langages où il y a de la demande, et ceux qui payent le plus.

JobProd a réalisé une étude concernant les salaires des profils techniques (développeur, lead-développeur, architecte, expert technique, directeur technique) en France au premier semestre 2014, auprès de plus de 500 développeurs.
Dans la première partie de cette étude consacrée aux salaires par technologies de prédilection, on s’aperçoit que la demande des entreprises est forte pour les technos Ruby ou Python (+11,6% par rapport à la moyenne des techs), mais peu de développeurs les maîtrisent (faible apprentissage à l’école, beaucoup de passionnés ou d’autodidactes dans ces catégories).

Enfin, sachez que les enseignants dans les écoles et universités préfèrent généralement commencer par : C/C++, Python, Matlab, OCaml ou encore Ruby. Mais malgré tout ça, le choix final revient à l’apprenti qui devra basé son choix par rapport à son objectif final, selon s’il souhaite entrer dans le domaine du développement web ou mobile par exemple.

 

Vous êtes Développeur ? Découvrez toutes les offres d’emploi sur LesJeudis.com

FDD Night : la nuit des développeurs le 7 octobre

L’association “Fier d’être développeur” convie tous les développeurs et développeuses mardi 7 octobre à l’Ecole 42 pour la FDD Night sur le thème de “L’avenir du développeur en France à l’heure du Cloud”. La soirée sera dédiée au métier avec table ronde, démonstrations, et party !

 

“Fier d’être développeur” est un mouvement associatif lancé à l’initiative de profils expérimentés du développement. Intimement convaincus que le développement logiciel sous toutes ses formes est l’un des plus beaux métiers du monde, les développeurs souffrent souvent d’être mal considérés et sous-valorisés en France (alors que dans d’autres pays ce sont des stars !)
Partant de ce constat, le mouvement “Fier d’être développeur” est né et a souhaité redonner au métier de développeur ses lettres de noblesse.
L’association est soutenue par environ 400 adhérents venant de communautés techniques très diverses mais partageant les mêmes valeurs et souhaitant porter haut la voix et les valeurs du métier. Certaines entreprises de renom et partenaires medias se sont également mobilisés pour rejoindre le mouvement.

 

Les objectifs de ce mouvement sont les suivants :
  • Promouvoir le métier de développeur de logiciels,
  • Expliquer la valeur de ce métier alliant rigueur scientifique et force de créativité,
  • Communiquer la noblesse du choix de faire carrière en tant que développeur,
  • Valoriser l’impact de l’expérience sur l’équation économique des développements logiciels,
  • Encourager le respect mutuel entre les développeurs indépendamment des plates-formes et technologies utilisées.

Après le succès de l’événement 2013, l’association donne rendez-vous à tous les développeurs et développeuses mardi 7 octobre à partir de 18h45 à l’Ecole 42 pour la FDD Night sur le thème de “L’avenir du développeur en France à l’heure du Cloud”.

Affiche-FDD-Night2

Au programme de la soirée :

 

18h30-19h15 : Table ronde sur l’évolution du métier de développeur, à l’heure du cloud, animée par Jean Rognetta et avec :

  • Thomas Boudalier, le visionnaire technique derrière Néolane acquis récemment par Adobe,
  • Romain Niccoli, le cofondateur de Critéo, l’un des plus grands succès du web français,
  • Cédric Bignon, le “meilleur dev de france 2014”, qui lance sa startup
  • Julie Knibbe, la product manager du premier site d’écoute à la demande, Deezer

19h15-20h : Session d’actualité technologique avec une démonstration alliant différentes technologies
20h-20h30 : Les dernières actualités sur l’enseignement du code à l’école
20h30 : Cocktail party
Info & Adhésion fierdetredeveloppeur.org

Le langage R fortement plébiscité par les chercheurs américains

Le langage de programmation et de statistiques R aurait considérablement augmenté sa côte de popularité, et ainsi son usage auprès des scientifiques américains cet été.

 

Selon un article de Robert A. Muenchen (gérant support pour la recherche informatique à l’Université du Tennessee,) sur r4stats.com, le langage R a connu une forte hausse de sa popularité à l’été 2014 et est devenu le langage le plus cité dans les articles scientifiques. En effet, l’utilisation de ce langage statistique progresse davantage que SAS, SPSS ou Matlab. Aussi loin que Google Scholar puisse rechercher, on constate que ces 3 derniers langages restent bien en tête du nombre d’articles avec près de 78 000 articles pour SPSS, environ 38 000 pour SAS, et à quasi égalité 22 000 et 21 000 pour Matlab et R. (graphique ci-dessous)

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Sur le second graphique (ci-dessous), SPSS converse toujours une longueur d’avance, mais décline très fortement depuis 2007. Idem pour SAS, alors que sa courbe de popularité est clairement en baisse depuis 2008, R ne cesse de croitre. A la quatrième place, la popularité du langage Statistica augmente plus lentement, mais semble tout de même gagner du terrain.

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Selon le chercheur, ces articles sont une preuve tangible de la progression des langages. Cependant, cette nette évolution ne sera vérifiable qu’en 2015 à cause du délai induit par le processus de publications de ces articles. Al Hilwa, analyste du cabinet d’études IDC, ajoute que le langage R peut être téléchargé gratuitement par les chercheurs, et bénéficie alors d’une communauté active qui contribue à améliorer le logiciel avec le temps.

 

Même si les recherches de Robert Muenchen sont un bon indicateur, soulignons le fait que ce dernier n’est peut-être pas tout à fait impartiale dans la recherche. En effet, cet expert est reconnu dans le domaine analytique, a contribué au code de SAS, SPSS et de plusieurs produits basés sur R, et donne des cours pour la société Revolution Analytics qui commercialise des logiciels basés sur R.
De plus, cette étude peut également être mise en relief avec celle de Philip Guo, lui-même auteur d’un site d’apprentissage du langage Pythontutor.com, qui donne Python comme premier programme d’apprentissage dans les meilleures universités américaines.

Python : langage le plus enseigné dans les universités américaines

Python est devenu le langage le plus enseigné pour l’apprentissage de la programmation dans les meilleures universités américaines d’après une étude réalisée par l’auteur du site pythontutor.com

 

Le MIT ou Berkeley, universités des plus prestigieuses du domaine scientifique aux Etats-Unis, ont récemment opté pour le langage Phyton dans les cours de premiers apprentissages. Mais ce ne sont pas les seuls, en effet, huit des dix premiers départements de Computer Science, et 27 du Top 39 des plus grandes universités américaines (telles que listées par US News en 2014) enseignent le langage Python dans les enseignements de niveau 0 et niveau 1. C’est ce que révèle l’étude réalisée par Philip Guo, lui-même auteur d’un site d’apprentissage du langage Pythontutor.com, qui a cherché à savoir pourquoi son site enregistrait une hausse importante du trafic.
On y apprend également que les principaux fournisseurs de cours en ligne (MOOCs) proposent Python comme premier langage de programmation en apprentissage.

Python a désormais détrôné Java dans le choix premier de l’apprentissage. On constate même que Python et Java sont largement en tête des langages enseignés. Quant aux langages du développement web (JavaScript, Ruby, PHP) et les langages liés à des plates-formes (C#, Objective C, Visual Basic), ils ne sont pratiquement jamais enseignés dans ces universités.

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Qu’en est-il en France ?

Pas de chiffre précis sur la notoriété de ce programme, mais selon la dernière étude réalisée par JobProd dont nous vous parlions ici, apprendre le langage Python paie ! En effet, on s’aperçoit que la demande des entreprises est forte pour la technologie Python (+11,6% par rapport à la moyenne des techs), mais peu de développeurs la maîtrise car l’apprentissage à l’école est faible. Beaucoup de passionnés ou d’autodidactes se distinguent dans ces catégories, alors n’hésitez plus !

 

Source : linformaticien.com

10 organisations pour les femmes dans la Tech

Être une femme dans la technologie a ses défis, mais se sentir seule ne devrait pas être l’un d’eux. Les femmes sont une fois de plus à l’honneur sur JeBosseDansLeWeb grâce au site TechCocktail qui a listé 30 organisations dans le monde qui enseignent, recrutent et aident les femmes dans le secteur de la technologie. Ces organisations pourront ainsi vous aider à rester connectée avec d’autres entrepreneurs, des designers et des développeurs, obtenir de l’aide pour le codage, le marketing, ou tout simplement vous inspirer.

 

Astia (San Francisco) est un organisme a but non lucratif qui offre des formations d’une semaine aux femmes entrepreneuses dans la technologie et les sciences de la vie. L’organisme les aide à acquérir des compétences telles que la génération de revenus, la vente et la collecte de fonds. Ce réseau de soutien comprend plus de 200 investisseurs et 300 start-ups.

Site à destination des femmes, Skillcrush les aide apprendre la technologie et le langage couramment utilisé dans ce secteur.

DC Web Women (Washington) est une organisation de plus de 3000 femmes membres dans la conception et le développement web, informatique, et d’autres carrières numériques (tels que le blogging et le marketing).

Réseau de près de 7000 personnes, Women in Technology (Royaume-Uni) aide les femmes à réussir leur carrière dans la technologie en leur proposant des formations professionnelles, une aide au recrutement, et apporte un réseau professionnel.

Girls in Tech est un réseau international fondé à San Francisco. Avec plus de 7 500 membres internationaux, le réseau se retrouve dans une multitude de pays (Inde, Brésil, Grèce, Chine…) dont la France. La mission du groupe français, lancé en mai 2010 par Mounia Rkha et Roxanne Varza, est de mettre en valeur les femmes et les parcours dans la technologie afin d’encourager la mixité dans un milieu traditionnellement masculin. Le réseau organise deux types événements : des mini-conférences autour d’un thème précis avec des intervenantes de très haut niveau dans le milieu tech, et des Happy Hour de networking afin de faciliter les échanges au sein du réseau.

Communauté en ligne avec des articles pour les femmes dans l’informatique, GirlGeeks distille des conseils de carrière et récits de femmes.

Golden Seeds est une compagnie investissant dans des entreprises en début de croissance avec une femme à leur tête (fondatrice, présidente ou directrice). Ils offrent également une formation aux entrepreneurs et investisseurs.

Les créatrices du hashtag #Women2Follow sur Twitter, Women Who Tech organise annuellement le « Women Who Tech Telesummit » avec des conférences de femmes du milieu tech, social média ou provenant de start-ups.

CodeEd (Boston New York, San Francisco) est un programme qui enseigne l’informatique dès le collège aux jeunes filles dans les communautés mal desservies.

Association à but non lucrative, Tech Girlz pousse les jeunes filles à poursuivre des carrières dans la technologie, au travers d’événements, classes d’apprentissage et entretiens.

 

Swift, le nouveau langage d’Apple

Le 2 juin lors de la dernière conférence WWDC (Apple Worldwide Developers Conference), parmi les annonces dédiées à iOS 8 et OS X Yosemite, Apple a créé la surprise en annonçant un nouveau langage de programmation : Swift. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir de nombreux projets et expérimentations émerger.

« Swift, c’est de l’Objective-C sans le C », a déclaré Craig Federighi, le patron d’iOS/Mac OS. Plus concis et plus rapide, sa syntaxe est beaucoup plus claire. Swift succède donc à Objective-C, un langage de programmation dérivé du C principalement utilisé dans l’univers Apple, qui commençait à accuser ses 30 ans.

On ne connaît pas toutes les raisons qui ont motivé Apple à adopter ce nouveau langage, mais on connait les limitations auxquelles la marque faisait face avec le C et l’Objective-C et les enseignements qu’elle devait en tirer.

En effet, pour développer une application sur iOS et OS X, les développeurs emploient le plus souvent un mélange de deux langages : le C et l’Objective-C. Le C est impératif, procédural et est plus proche du langage machine.
Tandis que l’Objective-C, hérité du C, est orienté objet et tend vers le fonctionnel : le développement se fait par l’intermédiaire de fonctions emboitées les unes dans les autres.
Très largement basé sur le C, l’Objective-C en garde donc une bonne partie des problèmes : lourd, confus et un peu dépassé, il est compliqué à apprendre et n’est plus vraiment adapté aux concepts modernes de la programmation, notamment dans la gestion de la mémoire.

Swift devrait être plus simple à apprendre pour les débutants : ils pourront voir en quasi-direct le résultat d’une modification sans devoir tout recompiler (l’étape de traduction du code). Les programmeurs devraient perdre moins de temps à débugger le code. A l’heure où les politiques poussent pour enseigner la programmation à l’école, le langage d’Apple pourrait bien séduire.

Les développeurs ont déjà expérimenté ce nouveau programme 

Même si le langage n’a qu’un mois d’existence, comme toute nouveauté, il attire la curiosité, et donc de nombreuses recherches sur le web. Swift devrait donc apparaitre dès le mois prochain dans le top 20 du classement mensuel de popularité des langages par TIOBE (la société mesure la popularité et l’intérêt que les langages suscitent sur le web en se basant sur les requêtes effectuées sur différents moteurs de recherche.)

Pour citer quelques exemples, Brent Simmons, le développeur à l’origine de MarsEdit et NetNewsWire, a annoncé qu’il allait écrire la version Mac de Vesper entièrement en Swift. À une autre échelle, Facebook a ajouté la prise en charge de Swift à Parse, sa suite d’outils et de services à destination des développeurs.
Selon David Gewirtz, journaliste et développeur, par sa simplicité, Swift a « le potentiel pour révolutionner le développement professionnel d’apps tout en ouvrant la porte à une utilisation éducative et de loisir ».

Créé par Apple et pour Apple

A l’heure actuelle, porter une app d’iOS vers Android est relativement simple grâce à des traducteurs entre Objective-C et Java, le langage principal de la plateforme de Google. Avec Swift, le portage vers Android devient plus compliqué. De plus, Swift n’est pour l’instant pas open-source : Apple exerce un contrôle absolu sur iOS, sur sa boutique, et, désormais, sur le ciment pour fabriquer les apps.

Swift a donc pour ambition de devenir la voie royale pour créer des applications sur iOS et OS X avec, au bout du chemin, un objectif pour Apple : contrôler toute la chaine du développement pour ses systèmes de A à Z (son IDE (Xcode), son langage, ses API, son compilateur.)