Interview de Maelig Gesbert, chargée des relations entreprises au CESI Nanterre

Lors du dernier Salon LesJeudis.com, nous sommes allés à la rencontre de Maelig Gesbert, Chargée du recrutement candidats et relations entreprises au CESI de Nanterre. Né du besoin réel de l’entreprise, le CESI forme des jeunes en alternance à des niveaux de Bac+2 à Bac+5, ainsi que des salariés qui souhaitent monter en compétences.

 

Quelles sont vos missions au sein du CESI ?

Je suis chargée du recrutement des candidats et des relations entreprises au sein du pôle systèmes d’information et numérique du CESI de Nanterre.
Mon rôle est de faire connaître nos formations auprès des candidats sur les salons, dans les lycées, ou en faisant de la prospection. De faire connaître nos formations, à la fois auprès des entreprises pour leurs salariés, mais aussi dans le cadre de recrutement en alternance, de leur présenter les différents profils recherchés au sein de l’école pour pouvoir placer les jeunes en alternance.

Je me déplace sur plus d’une dizaine de salons par an, mais aussi dans les écoles, les lycées et forums pour présenter nos formations, et je rends régulièrement visite aux entreprises pour leur parler de nos formations.

 

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Comment fonctionne l’école ? Comment elle-est structurée ?

A la base le CESI est une association qui a été crée en 1958 par cinq grandes entreprises : Renault, Snecma, Telemecanique, Chausson et CEM. Ces entreprises ont crée le CESI à l’époque des 30 glorieuses car leurs besoins avaient évolué et elles désiraient faire monter en compétences des techniciens à fort potentiel sur des métiers d’ingénieurs. De là est né la pédagogie par l’alternance par le CESI. Les futurs ingénieurs alternaient entre des périodes de formation et des périodes dans le milieu du travail.

Le CESI est donc né du besoin réel de l’entreprise. L’école a continué à se développer et à garder cette pédagogie de l’alternance, à la fois pour les salariés qui souhaitaient monter en compétences, mais aussi dans le cadre de ce que nous connaissons aujourd’hui : l’apprentissage et le contrat de professionnalisation pour les personnes qui reprennent un cursus via l’alternance.

Le CESI Centre de Paris-Nanterre est présent dans 4 domaines stratégiques : le BTP, l’industrie, l’informatique et les sciences humaines (management et développement des compétences) Nous avons 23 sites en France. On diplôme 4 000 personnes par an sur ces secteurs dont près de 1 000 en informatique. Nous avons 5 diplômes d’ingénieurs, 23 titres RNCP et 12 masters spécialisés.

 

Quels sont les profils de candidats recherchés dans le secteur du système d’information et numérique ?

On forme des jeunes à des niveaux de Bac+2 à Bac+5, et on les recrute à partir de Bac, et avec tous types de Bac.

La procédure de recrutement est basée sur 3 critères : un dossier de candidature, des tests de positionnement pour évaluer le niveau des candidats, et un entretien de motivation appelé « entretien de sélection ». On n’a pas pour vocation à éliminer un candidat parce que ses tests sont ratés, on lui donne toujours la chance de passer l’entretien de motivation car on estime que le candidat a le droit de se rater aux tests, mais pas à un entretien.
Ensuite au regard de ces trois éléments, il y a une commission de validation qui statue sur l’admissibilité du candidat en formation.
Pour l’alternance, il faut également trouver une entreprise pour pouvoir intégrer l’école.

 

Combien de temps dure l’alternance ?

Cela varie en fonction des parcours, on a des parcours de 2 ans et d’autres 3 ans. Les étudiants font minimum Bac+2 et peuvent aller jusqu’à Bac+5.
L’alternant doit trouver une entreprise pour les 2 ou 3 ans : soit en signant un contrat d’apprentissage, soit un contrat de professionnalisation selon la formation et sa durée.

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Comment les alternants trouvent-ils une entreprise ?

Le CESI s’appuie sur 4 000 entreprises partenaires. Celles qui recrutent le plus sont la SCNF, Renault, La Poste…
Au sein de notre conseil d’administration qui régit le CESI, nous avons par exemple le directeur général de Cisco France, Robert Vassoyan. Nous avons donc la chance d’être au plus près des entreprises, de pouvoir affiner notre connaissance du marché du travail, de cibler les métiers qui vont être porteurs et développer des cursus.
Quand les étudiants viennent en formation chez nous, ils sont sur des métiers qui répondent aux besoins du marché. Nous les aidons à trouver une entreprise et mettons en place des actions dans ce but : nous travaillons avec nos entreprises partenaires, nous mettons en place des ateliers pour les aider sur la rédaction du CV, de la lettre de motivation, la préparation à l’entretien de motivation, les techniques de recherche d’emploi etc.

 

Existe t-il de nouveaux cursus qui se créent en partenariat avec les entreprises ?

Les parcours de formation viennent souvent des demandes des entreprises. Elles ont parfois un besoin particulier, en fonction d’une technologie ou d’un environnement particulier, et nous demandent donc des parcours de formation adaptés pour leurs salariés. Nous accueillons des responsables informatiques, salariés d’entreprises expérimentés, qui souhaitent évoluer sur un bac+5 Manager des Systèmes d’Information.

 

Quels âges ont vos clients ?

Tous types d’âges ! Nous avons deux types de clients : l’entreprise, avec ses besoins, et l’individu. Ce sont les deux entités que nous mettons au coeur de nos cursus de formation. Nous avons des cursus qui peuvent répondre à de nombreux besoins, que les personnes soient étudiantes, demandeurs d’emploi ou salariés.

 

Combien de candidatures et personnes retenues ?

Pour le pôle systèmes d’information et numérique à Nanterre, nous avons prospecté 1200 personnes sur la rentrée 2014. Environ 300 personnes ont passé les tests et entretiens, et environ 200 personnes sont retenues.
Nous ne sommes pas dans la logique de concours, c’est à dire que nous n’avons pas un nombre de places limitées en terme de candidatures. Nous sommes plutôt dans une logique : « Le candidat répond t-il au pré-requis, et a t-il vraiment envie de suivre ce parcours de formation, en alternance, et venir au CESI ? »

 

Pour le pôle Systèmes d’Information et Numérique, le nombre de candidats augmente t-il ces dernières années ?

Malgré le contexte économique difficile en ce moment, nous avons la chance d’être sur un secteur porteur qui emploie 35 000 personnes par an. De plus en plus de jeunes sont attirés, des filles aussi ! Nous sommes à la recherche des candidates féminines.
Même si le secteur est porteur, le marché reste délicat car les entreprises sont exigeantes dans leurs recrutements. En effet, le contexte est fragile et elles ne peuvent pas se permettre des écarts. Même dans le cadre de l’alternance, les entreprises sont exigeantes vis-à-vis du niveau des candidats, pas forcement le niveau technique, mais dans le savoir-être, dans la motivation et l’envie.

Les candidats trouvent-ils facilement un emploi suite à l’alternance ?

L’alternance est une vraie voie d’insertion professionnelle. Il y a plus de 10 ans l’alternance n’avait pas une très bonne image, aujourd’hui l’alternance a une image positive pour 86% des jeunes et de leurs parents ; et pour 95% des entreprises. L’alternance est une vraie voie de formation et d’insertion professionnelle.
85% des jeunes diplômés dans l’informatique et le numérique sont en poste 6 mois après avoir quitté le CESI.
Certains alternants restent dans leurs entreprises, Orange, par exemple, a lancé une campagne cette année : « l’alternance passe au très haut débit chez Orange ». Ici, l’alternance est une vraie voie de recrutement, ils forment des jeunes à des niveaux Bac+5 ou diplômes d’ingénieurs pour pouvoir les embaucher ensuite.

 

Selon vous, quelles qualités faut-il avoir pour bosser dans le web ?

On demande de plus en plus à ce que les informaticiens soient communicants. J’encourage vraiment les jeunes à s’ouvrir, et même si on a la tête dans le code, dans les réseaux, il faut savoir s’ouvrir aux autres.
L’informatique a souvent été dans les entreprises un service au bout du couloir, aujourd’hui l’informatique et le numérique sont facteurs de performances de l’entreprise. La communication et la passion sont deux points très importants.

 

Suivez-les sur Twitter :

@CESI_idFCentre
@MaeligGesbert

 

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Interview : Alexandra Lecordier, SQLI

Le 18 septembre dernier lors du Salon LesJeudis.com, nous sommes allés à la rencontre d’Alexandra Lecordier, Responsable Recrutement chez SQLI. Partenaire de référence des entreprises dans la définition, la mise en œuvre et le pilotage de leur transformation digitale, SQLI est à la recherche de candidats dotés d’une vraie culture digitale avec une vision fine des nouveaux usages.

 

Quelles sont vos missions au sein de SQLI ?

Je travaille chez SQLI depuis 2000, je suis en charge du recrutement et d’une partie de l’activité RH de l’entité Wax Interactive, qui est l’agence digitale du groupe SQLI.
Je m’occupe du recrutement de A à Z ainsi que d’une partie RH comprenant le suivi des collaborateurs dès leur intégration (rendez-vous et points réguliers) et le suivi de tous les entretiens annuels.

 

Quelles sont les offres proposées par SQLI Enterprise et WAX Interactive ?

SQLI existe depuis 1990, aujourd’hui l’entreprise compte 1850 collaborateurs répartis en France, Suisse, Luxembourg, Belgique, Pays Bas et Maroc.
Le positionnement de SQLI est assez unique : nous sommes partenaires de référence des entreprises dans la définition, la mise en œuvre et le pilotage de leur transformation digitale.
On répond de façon globale aux enjeux de performance : à la fois la performance business, via WAX Interactive, dont la mission est d’accompagner les marques dans toute leur progression digitale et de les aider à booster leurs ventes en s’appuyant sur la maîtrise des métiers, des outils et de l’expérience client (marketing social et digital comprenant les réseaux sociaux, commerce connecté, UX).
Le second enjeu est la performance de l’entreprise, qui est portée par la marque SQLI Enterprise. SQLI Enterprise accompagne les entreprises dans toute la transformation des organisations et des systèmes. On travaille sur des technologies innovantes : mobile, outils collaboratifs, conseil et solutions big data etc.

 

Certaines entreprises redémarrent-elles de zéro ?

Oui ça peut arriver effectivement, mais c’est très rare, on travaille avant tout avec des grands groupes, donc généralement ils ne démarrent pas de zéro. Cependant, ils se sont tous lancés dans le digital parce qu’il fallait y être, et aujourd’hui ils commencent à se poser les bonnes questions.
Notre mission est donc de les accompagner dans l’élaboration de leur stratégie digitale, depuis le conseil jusqu’à la mise en œuvre des nouveaux dispositifs..

 

Avec quels grands groupes travaillez-vous ?

Nous sommes présents dans tous les secteurs d’activité, avec toutefois une forte sensibilité Banque/Assurance (BNP Paribas, Crédit Agricole…), Aéronautique (Airbus…), Commerce & Distribution (Citadium, Tape A l’œil, cDiscount…) mais nous travaillons également avec de grands groupes industriels et le monde du Luxe.

 

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Quel est le profil des candidats recherchés sur la partie WAX Interactive ?

Nous cherchons des profils qui ont une vision fine des nouveaux usages : dans le e-commerce, design, UX, marketing social et digital. Des profils qui ont une vraie connaissance des nouveaux media mais également une capacité à entrer véritablement dans le métier de nos clients et qui vont les accompagner tout au long de leurs projets.
Dans la continuité de ce que peut faire WAX Interactive, chez SQLI Enterprise nous recrutons également des profils orientés techno qui maîtrisent bien les technologies mobiles, hybris (e-commerce), le réseau social d’entreprise, et qui vont travailler sur des applications métiers et accompagner nos clients jusqu’au bout de leur transformation digitale.

 

Quel est le niveau d’expérience exigé ?

Nous recherchons des profils à partir de 2, 3 ans d’expérience, des profils juniors mais pas débutants. La moyenne d’âge chez SQLI est assez jeune puisqu’elle est de 33 ans.
Nous pouvons également être amenés à recruter des profils plus expérimentés avec de fortes connaissances métier, de 5 à 10 ans d’expérience pour la partie SQLI Enterprise. Ces recrutements concernent généralement les métiers de la banque, de la finance, mais aussi des consultants en marketing digital.

 

Selon vous, quelles qualités faut-il avoir pour bosser dans le web ?

Il faut être ouvert d’esprit, curieux, doté d’une vraie culture digitale et à l’affût des nouveaux usages et technologies associées.
Par exemple chez SQLI, nous avons des planeurs stratégiques qui travaillent sur les tendances à venir, et cherchent quotidiennement les nouveautés dans le web.

 

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Boostez votre recherche d’emploi avec BoxMyJob

Lancée part deux jeunes diplômés, la start-up Boxmyjob vous permet de gérer et d’organiser vos candidatures en enregistrant toutes les offres d’emploi qui vous intéressent. Découvrez comment prendre en main cet outil à la portée de toutes les personnes en recherche d’emploi.

 

Boxmyjob est une start-up lancée fin 2013 par deux jeunes diplômés, Fabien et Florian, ayant la volonté d’améliorer le quotidien du chercheur d’emploi. Ils sont partis du constat simple que, entre des milliers d’annonces et les nombreux sites d’emploi, il était compliqué d’avoir une vision globale et organisée de sa recherche. Ils ont ainsi créer BoxMyjob et l’outil « Box it » pour répondre à ces exigences.

 

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Aujourd’hui vous pouvez chercher tous types d’offres pour bosser dans le web : développeur, intégrateur, chef de projet … Mais une fois que vous avez trouvé l’offre d’emploi qui vous intéresse, il est parfois difficile de s’y retrouver et d’avoir une vision globale des entreprises où vous avez postulé.
Boxmyjob simplifie votre recherche et vous permet de vous organiser efficacement en « devenant votre mémoire ».

Concrètement, il vous suffit d’aller sur boxmyjob.fr, enregistrez-vous grâce à votre profil LinkedIn, ou bien créez un nouveau compte. Installez tout d’abord un plug-in nommé « Box it ». Allez sur lesjeudis.com par exemple pour rechercher une offre d’emploi dans le digital, et cliquez sur « Box it » dans votre barre de navigation pour mettre enregistrer cette offre et la mettre en favori.
Une fois le site d’emploi épluché, retournez dans votre espace BoxMyJob et gérez vos candidatures !

 

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L’outil vous suit donc tout au long de votre recherche d’emploi et vous permet de :
– Centraliser vos candidatures : 100% des sites d’emploi sont supportés
– Enregistrer facilement toutes les offres d’emploi ou de stage qui vous intéressent.
– Organiser et gérer vos offres enregistrées
– Être efficace pour mener à bien votre rechercher d’emploi et, on vous le souhaite, trouver un job !

Alors, qu’attendez-vous pour installer BoxMyJob ? 🙂

 

 

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Salon LesJeudis.com : des centaines de candidats au rendez-vous !

Jeudi 18 septembre avait lieu la troisième édition du Salon LesJeudis.com à Paris. Pour l’occasion, nous vous avions donné rendez-vous dans un nouveau lieu : Les Docks – Cité de la Mode et du Design. Compte-rendu de cette journée riche en recrutements, animations et conférences !

 

RECRUTEMENTS

Une vingtaine d’entreprises (Crédit Agricole, Alten, Aubay, SQLi, CESI …) était présente à la recherche de nouveaux collaborateurs : développeurs, consultants, analystes fonctionnels, ingénieurs systèmes et réseaux, chefs de projets… Vous avez été plus de 2000 candidats, CV en main, à répondre à l’appel des 1000 jobs qui vous étaient proposés !

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ANIMATIONS

Tout au long de la journée, notre partenaire TestInformatique.fr vous a permis d’évaluer vos compétences techniques avant d’aller à la rencontre des recruteurs.
En obtenant le meilleur score dans leur catégorie (.Net, PHP, Java, Django, Sencha, Bootsrap), les gagnants sont ainsi repartis avec des tablettes Galaxy Tab3, des montres Pebble, et des capteurs intelligents Parrot Flower Power. Bravo à eux !

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CONFÉRENCES

Katherine Ragon-Moncet, consultante en accompagnement, bilan de compétences et projet professionnel, a inauguré le Salon LesJeudis.com avec son intervention sur les Techniques de Recherches d’Emploi et a donné de nombreux conseils aux candidats. Parmi ceux à retenir :

Il faut savoir être jugé par rapport à ses compétences et non par rapport à ses qualités personnelles.

Un CV est lu par le recruteur en 40 secondes, il faut donc soigner l’entête de votre CV avec : 1. un titre accrocheur, 2. le nombre d’années d’expérience, 3. le secteur dans lequel vous travaillez, 4. votre spécialité si vous en avez une (un langage que vous maitrisez, si vous êtes bilingue…) L’état civil n’est pas obligatoire (photo, nationalité, âge, situation … ) mais il faut éviter que le recruteur ne se pose des questions et vous en pose davantage.

 Analysez les besoins du marché, il faut que votre projet colle à ses besoins pour trouver un emploi.

 

Le rédacteur en chef du magazine Programmez!, Francois Tonic nous a abordé en long et en large le métier de développeur. Son intervention fera l’objet d’un article dédié les jours à venir, mais vous pouvez retrouver un extrait de sa conférence ci-dessous :

Aujourd’hui un développeur doit savoir être polyglotte. Ce n’est pas parce qu’on a un diplôme qu’on sait coder tout de suite, à vous de monter en compétence et vous former. Pour vous former vous-même c’est simple : téléchargez le nouveau langage, installez-le et commencez à coder! Lisez quelques tutoriels lorsque vous êtes en difficulté.

Maîtriser une technologie signifie être capable d’aborder cet outil par tous les bouts, on sait comment il se comporte, on connaît les extensions, son cycle de mise à jour, les documents officiels et officieux, on sait repérer un problème même si ce problème n’est pas répertorié, etc.

 

Co-fondateur de l’agence de communication Kalaapa, Arnaud Pottier Rossi, nous a exposé les bienfaits des réseaux sociaux, et comment les candidats peuvent en tirer profit dans leurs recherches d’emploi.

Les réseaux sociaux sont un vrai canal de communication en rupture par rapport aux méthodes traditionnelles. Sur Facebook par exemple, on est en « réception » d’un contenu, mais on est également et surtout producteur de contenu. Cette rupture modifie la relation que vous allez avoir avec les recruteurs : avant un recruteur diffusait l’offre et attendait des réponses, il n’y avait pas d’échange.

A partir du moment où un recruteur décide d’être présent sur les réseaux sociaux, il s’engage à entrer en conversation avec des candidats.
70% des recruteurs utilisent les réseaux sociaux mais ils ne sont que 10% à les utiliser pour recruter. En effet, de leurs côtés, l’outil n’est pas encore totalement maitrisé.

 

Jean-Christophe Anna, directeur associé de Link Humans, nous a démontré que le schéma classique de l’entretien de recrutement est inefficace et inutile, et que l’avenir est au recrutement par mise en situation.

L’entretien cherche à valider votre adéquation professionnelle entre votre profil et le poste, mais aussi votre compatibilité relationnelle avec l’équipe. En partant de ce postulat, peut-on recruter un candidat autrement que par un entretien physique ? En quoi la rencontre humaine est elle utile pour recruter ?

Exemple avec le recrutement d’un stagiaire en community management et ressources humaines chez Link Humans : nous avons demandé aux candidats d’écrire un article blog et de le faire buzzer pour prouver leurs aptitudes et adéquations avec les missions proposées.

Résultat : nous n’avons reçu que 2 candidatures ! Mais nous étions sûr de la motivation de ces deux candidats et de leurs capacités à faire du CM RH.

 

Enfin retrouvez plus de détails sur les interventions de Mounira Hamdi sur l’e-reputation, et de Thibaut Assus concernant les techniques pour se vendre efficacement ci-dessous :

Mounira Hamdi : E-Réputation

Thibaut Assus : Ingénieurs : comment se vendre efficacement ?

 

Interview de Mounira Hamdi, intervenante au Salon LesJeudis.com

Mounira Hamdi, co-organisatrice des conférences LabCom & Webdays, et co-auteure de “Bien gérer sa réputation sur Internet” et “Bad Buzz” nous parle de ses différentes activités dans la communication web et l’événementiel, sa formation, et sa vision du web. Nous reviendrons également sur la conférence qu’elle a donné au Salon LesJeudis.com ce 18 septembre sur « Comment bien gérer sa E-reputation »

 

Vous avez deux principales activités que sont la communication web et l’événementiel, quelles missions regroupez-vous le terme « communication web » ?

La communication web se scinde en quatre parties : le consulting, j’accompagne les entreprises dans le développement de leur stratégie sur les médias sociaux ; les formations des collaborateurs internes ; les modules d’enseignement : cela fait 3 ans que j’enseigne au sein de différentes écoles parisiennes sur les sujets du community management, l’e-réputation des marques et des personnes, des stratégies digitales et plus récemment la communication de crise sur les médias sociaux ; et la co-rédaction de 2 ouvrages professionnels : “Bien gérer sa réputation sur Internet” (Ed. Dunod 2011) et “Bad buzz : gérer une crise sur les médias sociaux” (Ed. Eyrolles 2013)

 

Quelles fonctions occupez-vous sous votre casquette événementielle ?

J’ai créé les conférences Labcom avec deux autres collaborateurs, elles prennent la forme de rencontres trimestrielles regroupant entre 300 à 500 professionnels du digital et de la communication. Je participe à l’organisation des Webdays, événements de 3 à 8 jours se déroulant en Afrique et au Moyen-Orient sur les thématiques de l’entrepreneuriat et des nouvelles technologies. J’organise également des événements pour mes clients (conférence, petit-déjeuner, rencontres blogueurs…)

 

Quelle est votre semaine type ?

Je n’ai pas forcément de semaine type car tout dépend des projets clients et des événements sur lesquels je travaille. Afin de pouvoir optimiser mes journées de travail, je me restreins à ne traiter que 4 projets différents par jour. Concernant la gestion du temps de travail, il m’est difficile aujourd’hui de percevoir une frontière bien tranchée entre mes activités professionnelles et mes hobbies car la passion du travail prend souvent le dessus. Je tente cependant de me “déconnecter” un peu durant les weekends et un à 2 soirs par semaine.
Mon environnement de travail est multiple car je suis la plupart du temps soit en déplacement pour un événement, soit chez le client, soit en cours avec mes étudiants. Je travaille également dans des espaces de co-working car j’y apprécie beaucoup l’énergie qui se dégage de ces endroits.

 

Votre parcours : avez-vous suivi une formation, ou bien vous définiriez-vous plutôt comme une autodidacte ?

Les formations que j’ai suivies n’étaient pas forcément adaptées pour les activités que j’exerce aujourd’hui mais elles m’ont permis de faire mes premiers pas sur le Web. Ayant effectué presque 5 années d’études en alternance, j’ai beaucoup appris sur le terrain mais j’ai également beaucoup appris de manière autodidacte.

 

Quelles sont vos lectures du moment ?

Mes thèmes de recherche du moment portent sur la place de la femme dans l’univers du digital et de l’entrepreneuriat en France et en Tunisie notamment car je travaille sur 2 événements portant sur ces sujets. Je m’intéresse également beaucoup aux actualités technologiques et à l’écosystème entrepreneurial du continent africain.

 

Quel serait le candidat idéal selon vous pour « bosser dans le web », quelles qualités faut-il avoir ?

Le candidat idéal pour travailler dans le Web doit être curieux et tenir une veille sur les actualités de son secteur d’activité. Être rigoureux, notamment pour vérifier la véracité des informations partagées ; savoir prendre du recul vis à vis des “buzz” qui se font et défont sur la Toile ; savoir communiquer et adapter son discours en fonction de son audience.

 

Quelques mots sur votre conférence le 18 septembre au Salon Les Jeudis :

Je parlerai de l’e-réputation : en quoi elle consiste, pourquoi il faut s’y intéresser et de quelle manière on peut l’optimiser.

 

Retrouvez le live-tweet de la conférence de Mounira Hamdi sur @lesjeudis :

 

 

@MouniraHamdi

Photo (c) François – EventPixR

Salon LesJeudis.com : l’événement recrutement des métiers du web et de l’IT

Le 18 septembre prochain, retrouvez pour sa 3ème édition parisienne, le Salon Lesjeudis.com comme vous ne l’avez jamais vu, dans un nouveau lieu, Les Docks – Cité de la Mode et du Design de Paris, et avec un nouveau format comprenant animations, conférences et bien sûr recrutements !

 

Le Salon LesJeudis.com se rassemblera jeudi 18 septembre à la Cité de la Mode et du Design (Paris) pour une édition spéciale ! Vous retrouverez une vingtaine d’entreprises (Crédit Agricole, Alten, Aubay, SQLi, CESI …) à la recherche de nouveaux collaborateurs : développeurs, consultants, analystes fonctionnels, ingénieurs systèmes et réseaux, chefs de projets…

Des professionnels du Web et de l’IT seront également présents pour vous faire découvrir les dernières tendances et pratiques du marché. Parmi les conférences données au Salon LesJeudis.com, ne manquez pas “Les réseaux sociaux, nouveaux pouvoirs des candidats” par Arnaud Pottier Rossi, “Pourquoi l’entretien de recrutement est-il inutile et inefficace, l’avenir est-il au recrutement par mise en situation” par Jean-Christophe Anna, “Ingénieurs : Comment bien se vendre de façon efficace en entreprise” par Thibaut Assus et “Comment bien gérer sa E-reputation” par Mounira Hamdi.

Enfin, TestInformatique.fr vous permettra de vous évaluer avant d’aller à la rencontre des entreprises. En obtenant le meilleur score dans votre catégorie (.Net, PHP, Java, Django, Sencha, Bootsrap), vous pourrez aussi remporter de nombreux prix.

L’entrée est gratuite, il vous suffit de vous inscrire sur salonlesjeudis.com ou de vous présenter directement à l’accueil munis de votre CV entre 11h et 21h.

Information et inscription sur Salonslesjeudis.com

 

Retrouvez les interview de Thibaut Assus et Mounira Hamdi, intervenants au #SalonLesJeudis

 

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