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E-reputation : 31 % des 18-34 ans ne la contrôlent pas

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Faisant pourtant partie de la génération dites des « digital natives », les 18-34 ans ont encore des progrès à faire concernant la gestion de leur e-reputation. C’est que ce révèle une étude menée par Symantec, près d’un tiers des « millennials » ne sont pas conscients des résultats d’une recherche sur Internet portant sur leur nom. Bilan de l’étude.

 

Symantec, éditeur de logiciels de sécurité, a réalisé une étude auprès de plus de 3 000 jeunes Français, Britanniques et Allemands âgés de 18 à 34 ans. Le titre de cette étude est évocateur : « Pourquoi le Millennials devraient faire attention à leur empreinte laissée en ligne ? »
Si on apprend tout d’abord que cette génération née entre les années 1980 et 2000 (aussi appelée digital natives ou génération Y) est préoccupée par la façon dont elle apparaît en ligne, elle n’est cependant pas toujours satisfaite de ce  qu’elle peut y trouver.

En effet, sur les deux tiers (69%) des digital natives français qui ont déjà essayé de taper leur nom dans un moteur de recherche pour voir ce que les autres trouvent, plus d’un quart ont été choqués de trouver un contenu publié sans leur permission.

Parmi les mauvaises surprises fréquentes :

– 32% découvrent un ancien profil de réseau social
– 33% découvrent un profil qu’ils pensaient ne pas être accessible
– 27% ont été surpris de voir des contenus publiés sans leur autorisation
– 18% ont été surpris de figurer dans certaines photos ou vidéos

 

Votre e-réputation vs. votre future carrière

Contrairement aux jeunes anglo-saxons qui se disent très inquiets (à 17%) du fait de pouvoir être remis en question par un employeur ou de perdre un emploi en raison de photos/vidéos compromettantes, ou de messages négatifs, seulement 1 français sur 10 se dit inquiet des conséquences de ses activités sur les réseaux sociaux sur sa vie professionnelle.

Une inquiétude justifiée quand on sait que plus d’une entreprise sur deux a déjà écarté un candidat à cause de ses publications sur les réseaux sociaux. Selon une étude publiée par CareerBuilder France (décembre 2014), les recruteurs scrutent eux aussi les réseaux sociaux à la recherche d’informations complémentaires sur leurs potentiels futurs employés. 59% des recruteurs qui cherchaient leurs futurs collaborateurs sur les réseaux sociaux affirment y avoir trouvé des raisons de ne pas recruter certains candidats.

« Il est important en cas de recherche d’emploi de garder à l’esprit que tout ce que l’on peut publier sur Internet est aussi important que ce que les autres publient sur vous. Et ces données que l’on maîtrise ou pas, peuvent être lues par des employeurs potentiels, et peuvent affecter vos chances d’être embauché. » Rosemary HAEFNER, vice-présidente chez CareerBuilder en charge des ressources humaines.

 

Enfin, cette étude nous apprend également que ce manque de vigilance peut également entraîner d’autres types de désagrément puisque près de la moitié des personnes intéressées déclarent avoir été victime de phishing avec récupération de noms d’utilisateurs, de mots de passe ou d’informations financières.



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