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Dites « Ello » au nouveau réseau social

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Déjà acclamé par la presse tech aux Etats-Unis, Ello est un nouveau réseau social crée par sept amis cherchant à imposer leur projet comme nouvelle alternative à Facebook.

 

Ils sont nombreux à s’être lancé dans une bataille acharnée contre Facebook, cherchant à tirer son épingle du jeu coûte que coûte, mais peu sont ceux qui ont réussi à émerger. C’est pourtant ce qui anime les 7 amis et fondateurs du nouveau réseau social Ello. Crée en mars 2014, la start-up souhaite détrôner Facebook en proposant un nouveau réseau social sans publicité et financé par des dons.

« Nous ne collecterons pas, ni ne vendrons, vos données personnelles sur Ello.
Nous ne ferons jamais d’argent avec de la publicité. Point final. »
Paul Budnitz, créateur d’Ello.

La page d’accueil et Manifesto du réseau social donnent le ton « Votre réseau social est tenu par des publicitaires. » Effectivement, nous avons tous conscience qu’en allant sur Facebook nos données sont analysées puis proposées aux marques pour que ces dernières nous proposent de la publicité ciblée sur la base de ces informations collectées. Mais en aucun cas, Facebook ne vend directement ces bases de données aux publicitaires.
D’ailleurs Ello ne cache pas non plus que les créateurs du site ont également accès à ses informations, « mais uniquement dans le but d’améliorer le site. »

Ello ne veut donc rien à voir avec Faceboook ! Dans une interview accordée à Betabeat.com, Paul Budnitz, artiste et designer américain, créateur d’Ello, déclare :

« En gros, nous avons construit Ello pour des gens comme nous. Donc Ello doit être beau, fonctionner en accord avec ce qu’on est, et, bien sûr, éviter les conneries habituelles. »

En complément de cette polémique anti-Facebook, Ello a savamment orchestré son arrivée en conviant toute la presse tech US à tester la version bêta le réseau social uniquement sur invitations.

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Et dans la pratique alors ?

Grâce à une invitation reçue au préalable, vous pourrez tester cette fameuse version bêta d’Ello. Ensuite, rien de plus simple, vous créez votre compte. Le point d’orgue du site sera le tableau de bord. Les fonctionnalités sont moindres mais ne diffèrent peu des réseaux sociaux sur lesquels vous avez l’habitude de naviguer : vous allez pouvoir mettre en ligne textes et photos (grands formats), suivre les activités des personnes de votre choix, commenter et partager des contenus.

Contrairement à Facebook, mais tout comme Twitter, les messages que vous publiez apparaissent automatiquement dans les timelines de tous vos abonnés.
De base, vous pourrez également ajouter vos nouveaux contacts dans la liste « friend » ou « noise » (connaissances).

Le design est basique, ou bien épuré, voyez-le comme vous le voudrez ! Ce qui peut être un point différenciant pour ceux qui n’affectionneraient pas l’interface trop chargée de Facebook. Paul Budnitz a voulu « créer un site à son image : hipster et chic. »

Comme sur les autres réseaux sociaux, la personnalisation de son profil est possible : vous pourrez ainsi changer photo de couverture, avatar, bio …

Même si le site se veut « minimaliste », certaines fonctionnalités manquent donc à l’appel : moins de place pour l’interaction, la fonctionnalité « commentaire » n’est pas tout à fait développée. La modération est inexistante, on ne peut signaler aucun contenu. L’importation de ses contacts est impossible, ce qui nous empêchent de retrouver vos copains sur le réseau depuis notre carnet d’adresse (vous pouvez tout de même lancer une recherche de personnes), pas de messagerie privée, pas d’appli mobile …

Mais étant donné qu’il ne s’agit que de la version beta du site, on imagine que ces lacunes seront corrigées au fur et à mesure de l’expérience utilisateur.

Screenshot Ello

Utopie ou réalité ?

Le manifeste publié sur le site d’Ello comporte d’ores et déjà des contre-vérités. Au delà du discours attaquant Facebook sur la « vente des données », on constate tout d’abord que le site n’est pas en open-source et que ses 7 évangélistes ont déjà réalisé une levée de fond de 435 000 dollars en mars 2014.
Il faudra donc d’une manière ou d’une autre que la société en sorte avec une plus-value, tout laisse donc à supposer que cette plus-value passera par un service payant, si la publicité est laissée de côté.

 

Allez-vous tester de nouveau réseau social ? Répondez-nous sur Twitter @bossedansleweb + #ello

 



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