Les femmes ont leur place dans l’informatique

Lors d’une interview réalisée par ITweb.tv, Roxanne Varza, co-fondatrice de Girls in Tech et responsable du programme d’accompagnement des start-up de Microsoft France, rappelle que les femmes ont leur place dans les métiers du numérique, notamment dans l’univers du coding et de la technologie.

L’exception ne serait pas que française : seulement 20% des salariés de l’informatique sont des femmes. Il y a un problème d’image lié à cet univers, tant du coté des hommes, mais surtout des femmes. Les métiers de la tech ne seraient pas assez « sexy » pour attirer des femmes, et certaines considèreraient même que les femmes qui travaillent dans la tech « sont moches ». Les préjugés ont la vie dure !

Inutile de rappeler les success stories de Mitchell Baker, la Présidente de la fondation Mozilla, éditrice du célèbre logiciel Firefox, ou bien Marissa Meyer, ancienne informaticienne de Google désormais aux commandes de Yahoo. « On peut diriger une boite d’informatique et faire la une de Vogue ! » lance Roxanne Varza.

Pour contrer ces préjugés, donner envie aux femmes de se lancer dans cet univers et apprendre le code, Roxanne Varza a monté Girls in Tech. Aux travers de conférences, elle met en avant des femmes qui ont monté leurs entreprises (univers du business et du développement). En association avec Microsoft, le site propose également un pack d’initiation au code (pack de 3 jours) puis un pack de 10 semaines pour les plus motivées.

Loin des statistiques de l’occident, Roxanne Varza, d’origine américaine et iranienne, rappelle qu’en Iran, 60% des ingénieurs sont des femmes, un métier très valorisé et valorisant !

Parmi les solutions abordées au cours de cette interview pour donner aux femmes l’envie de se lancer, la première serait d’enseigner aux enfants dès le primaire les bases du code, les initier pour, pourquoi pas, déclencher quelques passions ! L’Angleterre devrait intégrer ces cours dans la rentrée 2014 à partir du niveau secondaire. Une belle idée pour la France et ailleurs !

 

Swift, le nouveau langage d’Apple

Le 2 juin lors de la dernière conférence WWDC (Apple Worldwide Developers Conference), parmi les annonces dédiées à iOS 8 et OS X Yosemite, Apple a créé la surprise en annonçant un nouveau langage de programmation : Swift. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir de nombreux projets et expérimentations émerger.

« Swift, c’est de l’Objective-C sans le C », a déclaré Craig Federighi, le patron d’iOS/Mac OS. Plus concis et plus rapide, sa syntaxe est beaucoup plus claire. Swift succède donc à Objective-C, un langage de programmation dérivé du C principalement utilisé dans l’univers Apple, qui commençait à accuser ses 30 ans.

On ne connaît pas toutes les raisons qui ont motivé Apple à adopter ce nouveau langage, mais on connait les limitations auxquelles la marque faisait face avec le C et l’Objective-C et les enseignements qu’elle devait en tirer.

En effet, pour développer une application sur iOS et OS X, les développeurs emploient le plus souvent un mélange de deux langages : le C et l’Objective-C. Le C est impératif, procédural et est plus proche du langage machine.
Tandis que l’Objective-C, hérité du C, est orienté objet et tend vers le fonctionnel : le développement se fait par l’intermédiaire de fonctions emboitées les unes dans les autres.
Très largement basé sur le C, l’Objective-C en garde donc une bonne partie des problèmes : lourd, confus et un peu dépassé, il est compliqué à apprendre et n’est plus vraiment adapté aux concepts modernes de la programmation, notamment dans la gestion de la mémoire.

Swift devrait être plus simple à apprendre pour les débutants : ils pourront voir en quasi-direct le résultat d’une modification sans devoir tout recompiler (l’étape de traduction du code). Les programmeurs devraient perdre moins de temps à débugger le code. A l’heure où les politiques poussent pour enseigner la programmation à l’école, le langage d’Apple pourrait bien séduire.

Les développeurs ont déjà expérimenté ce nouveau programme 

Même si le langage n’a qu’un mois d’existence, comme toute nouveauté, il attire la curiosité, et donc de nombreuses recherches sur le web. Swift devrait donc apparaitre dès le mois prochain dans le top 20 du classement mensuel de popularité des langages par TIOBE (la société mesure la popularité et l’intérêt que les langages suscitent sur le web en se basant sur les requêtes effectuées sur différents moteurs de recherche.)

Pour citer quelques exemples, Brent Simmons, le développeur à l’origine de MarsEdit et NetNewsWire, a annoncé qu’il allait écrire la version Mac de Vesper entièrement en Swift. À une autre échelle, Facebook a ajouté la prise en charge de Swift à Parse, sa suite d’outils et de services à destination des développeurs.
Selon David Gewirtz, journaliste et développeur, par sa simplicité, Swift a « le potentiel pour révolutionner le développement professionnel d’apps tout en ouvrant la porte à une utilisation éducative et de loisir ».

Créé par Apple et pour Apple

A l’heure actuelle, porter une app d’iOS vers Android est relativement simple grâce à des traducteurs entre Objective-C et Java, le langage principal de la plateforme de Google. Avec Swift, le portage vers Android devient plus compliqué. De plus, Swift n’est pour l’instant pas open-source : Apple exerce un contrôle absolu sur iOS, sur sa boutique, et, désormais, sur le ciment pour fabriquer les apps.

Swift a donc pour ambition de devenir la voie royale pour créer des applications sur iOS et OS X avec, au bout du chemin, un objectif pour Apple : contrôler toute la chaine du développement pour ses systèmes de A à Z (son IDE (Xcode), son langage, ses API, son compilateur.)

La nuit du hack 2014

Traquer les bugs des programmes couramment utilisés, apporter des solutions adaptées et prévenir de ces dangers auprès des utilisateurs pour qu’ils comprennent les rouages de ces détournements, tel sera l’état d’esprit de cette 12eme Nuit du Hack organisée les 28 et 29 juin à Disneyland Paris.

Détournées pour porter atteinte aux libertés des entreprises et des consommateurs, les nouvelles technologies ont donné naissance à une nouvelle forme de danger : le piratage des systèmes privés.

Certains ont compris que maîtriser et orienter les technologies était une forme de pouvoir, leur permettant ainsi d’influencer sur notre futur et décisions à termes. C’est pour cela qu’afin de limiter l’impact de cette influence, il est important de comprendre ces nouvelles technologies et d’être conscient de leurs possibilités en utilisation.

Initiée en 2003 par l’équipe Hackerz Voice, la “Nuit du Hack” a pour but de participer à la protection et à la défense des consommateurs de services internet grâce à leurs investigations. Cet événement souhaite pleinement partager l’information avec le grand public pour donner à chacun les moyens de comprendre et de maitriser notre nouveau style de vie intégrant les nouvelles technologies, mais surtout évaluer les menaces qui pèsent sur notre vie quotidienne, et le risque engendré sur nos libertés.

Autour de conférences, d’ateliers et de challenges, la Nuit du Hack vise à rassembler les professionnels de la sécurité informatique et les hackers de tous niveaux de qualification. Cette manifestation leur permet de découvrir les dernières avancées techniques et d’évaluer leurs compétences dans le domaine.

Ces professionnels veulent ainsi :

  • Favoriser le libre échange de l’information, et fournir un outil utile aux passionnés comme aux professionnels de la sécurité.
  • Diffuser les connaissances techniques les plus pointues, hors du champ restreint de celui des spécialistes.
  • Démystifier les techniques et les secrets des « pirates » pour donner les moyens d’une approche rationnelle et mesurée des problématiques de sécurité sur internet et fournir les éléments permettant de se protéger.

D’une manière générale, oeuvrer pour une meilleure compréhension et pour l’amélioration constante de la sécurisation des systèmes utilisant les nouvelles technologies.

Programme :

Depuis l’édition 2010, la Nuit du Hack accueille des conférenciers et des ateliers anglophones, améliorant ainsi la qualité et l’accessibilité de l’événement, pour permettre aux professionnels d’échanger entre eux les dernières avancées en matière de sécurité informatique.

Vous pourrez, durant la journée, écouter 12 conférenciers, parmi eux trois français :
Benjamin Bayart, expert en télécommunications et ancien président de French Data Network, il milite pour les libertés fondamentales dans la société de l’information par la neutralité du net et le logiciel libre, ses prises de positions en font une personnalité remarquée de l’Internet français.
– Vorex & Virtualabs qui aborderont le sujet de la domotique et sa problématique de la sécurité : sécurité des biens et des personnes, de la vie privée ainsi que la sécurité numérique.
– Matthieu Bouthors avec “La tête dans les nuages” pour comprendre et adapter nos outils et attaques au monde du “cloud”.

Vous pourrez également vous amuser autour de plus de 10 workshops, challenges (Wargame, Sploit’n’Drink, Lockpicking, badges électroniques…) et activités qui vous permettront d’interagir avec les animateurs sur des sujets divers et variés autour du Hacking et du détournement des technologies. Enfin, vous ne ressortirez pas de la Nuit du Hack 2014 sans avoir fait évoluer vos connaissances.

 

Henri Verdier, premier “chief data officer” du gouvernement français

L’Etat français se dote d’un administrateur général des données en nommant Henri Verdier. L’Etat prend désormais en considération la question de l’ouverture des données publiques.

Patron depuis décembre 2012 d’Etalab, le portail dédié à l’open data, Henri Verdier est désormais nommé au poste de “chief data officer”, officiellement “administrateur général des données”, par la ministre de la Décentralisation, de la réforme de l’Etat, et de la fonction publique, Marylise Lebranchu.

Le “chief data officer” sera autorisé à connaître les données détenues par l’administration de l’Etat et ses opérateurs. Henri Verdier aura également pour principales missions d’organiser une meilleure circulation des données dans l’économie comme au sein de l’administration (dans le respect de la vie privée et des contraintes juridiques), de superviser la production et l’acquisition de données essentielles, lancer des expérimentations afin d’éclairer la décision publique, et enfin diffuser des outils, des méthodes et la culture de la donnée au sein des administrations (jusqu’alors seuls les juges détenant un mandat de perquisition pouvaient contraindre une administration à présenter ces données.)

Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique, avait annoncé début mai son soutien à une telle initiative, initialement proposée depuis de nombreux mois, par Tariq Krim, le vice-président de l’organisme et fondateur de Netvibes.

En attendant la date de prise de fonction d’Henri Verdier, la Ministre se félicite que la France soit le premier Etat européen à se doter de cette fonction “que de nombreuses entreprises et collectivités locales, notamment aux Etats-Unis, ont déjà expérimentée”.

Lyon PHP Tour

Lyon accueillera la prochaine édition du PHP Tour. Après Lille et Nantes, la troisième édition de cet événement annuel itinérant aura lieu les 23 et 24 juin à la Manufacture des Tabacs, Lyon 8ème.

Organisé par l’AFUP, Association Française des Utilisateurs de PHP, le PHP Tour est un cycle de conférences itinérant. Il a pour particularité d’aborder des problématiques et enjeux économiques proches de ceux rencontrées par les entreprises de la région d’accueil, et de s’attarder sur les dernières avancées du langage. Le programme s’adresse essentiellement aux développeurs, utilisateurs, prestataires et passionnés de PHP. Il est devenu un rendez-vous annuel incontournable depuis 3 ans pour ces professionnels.

La thématique de prédilection de cette édition lyonnaise sera “Méthodologie de travail et Industrialisation”, et sur les moyens de supprimer ce “bruit” qui freine la création de valeur.

Cette édition débutera donc lundi 23 juin par un tour d’horizon de PHP en 2014, présenté par Rasmus Lerdorf (Etsy). Julien Pauli, en charge de la gestion des sorties des versions 5.5 et 5.6 du langage, sera présent mardi 24 juin pour une présentation sur “YooopeeCache” ou comment installer, configurer et profiter de OPCache, le cache d’OPCode par défaut depuis PHP5.5. Pascal Martin (TEA, The Ebook Alternative) présentera une conférence technique pour appréhender les changements de versions de PHP 5 : “PHP 5.3 ? PHP 5.6 : no pain but gain !”,

Des thématiques novatrices seront également abordées : “Comprendre Git et la théorie des graphes pour de bon” par Geoffrey Bachelet (Développeur depuis 10 ans, puis entrepreneur) et “Indexation et recherche “like a boss” avec Elastica” par Damien Alexandre (JoliCode). Puis, Ivan Enderlin (Doctorant en Informatique (spécialisé dans la sûreté et sécurité du logiciel) nous parlera de “Praspel, un langage de spécification par contrats” et Gabriel Pillet (KNPLabs) de “P.D.D. Pragmatism Driven Development”.
Enfin, le cycle de conférences se terminera par une série de lightning talks, menés par Joël Wurtz (JoliCode), Eric Daspet (TEA, the ebook alternative), Clément Herreman (PRofilsoft) et Benjamin Clay (Jolicode).

Marquez d’ores et déjà la prochaine édition dans vos agendas : le PHP Tour 2015 aura lieu en juin 2015 à Toulouse.

Inscription obligatoire pour le PhP tour de Lyon